Il existe des dizaines de raisons pour lesquelles nous sommes supporter d’une équipe de football. Cela peut être pour une raison géographique, on encourage l’équipe qui est le plus proche de notre domicile, de notre lieu de naissance, où bien par héritage familial, on suit les pas d’un parent passionné par une équipe en particulier. Parfois même, il est possible de tout simplement tomber amoureux d’un club à la suite d’un exploit ponctuel, lors d’une Coupe d’Europe où d’un championnat par exemple.

En revanche, rien, absolument rien ne prédisait que Wesley Hall, un habitant d’Atlanta aux Etats-Unis, allait devenir l’un des fans les plus emblématiques de Nottingham Forest, club britannique mythique vainqueur de deux Ligues des Champions au détour des années 1980 et qui évolue actuellement en Championship, l’équivalent de la deuxième division. Rien à part un surnom, Big Wes, que ce trentenaire américain partage avec Wes Morgan, un joueur emblématique du club du nord de l’Angleterre.

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Un tweet envoyé par erreur…
Et c’est justement lors de la 400e apparition de Morgan sous le maillot des Forest que les événements allaient se précipiter. Sur Twitter, nombreux sont les supporters à vouloir féliciter le joueur pour sa remarquable trajectoire au sein du club. Seul problème, la plupart de ces messages sont destinés à @bigwes, qui n’est autre que le compte de…Wesley Hall. Surpris, ce dernier répond d’abord poliment aux sollicitations avant de finalement comprendre les raisons de ces notifications.

Si elle prête surtout à rire, la situation a fait grand bruit du côté des supporters de Nottingham qui, amusés, ont décidé de suivre en masse l’homonyme « virtuel » de leur jouer fétiche, devenant une petite star locale. C’est le début d’une longue histoire d’amour entre les fans et Wesley Hall, qui souhaite du coup en savoir un peu plus sur l’équipe. Très vite, il se fend d’un tweet dans lequel il se proposait de devenir « supporter honoraire ».

Si elle devait s’arrêter là, cette histoire en dirait long sur le football et ses supporters, toujours ouverts aux belles histoires même si leur origine est une erreur. La grandeur de ce sport reste son ouverture sur le monde, et « l’affaire BigWes » le démontre bien une nouvelle fois.

« L’autre » Big Wes devient une star locale
Seulement voilà, l’histoire ne s’arrête pas là. Touché par l’envie dont fait part Wesley Hall de connaître le club, les dirigeants ont finalement décidé d’inviter « l’autre BigWes » à assister à un match au City Ground, le stade local. « Quand j’ai dit que je voulais devenir fan, les événements se sont vite enchaînées » avoue-t-il.

Accueilli comme une véritable célébrité dans les rues de Nottingham, Wesley affirme avoir « laissé couler quelques larmes pendant la visite du stade ». « Ça a été dingue de rencontrer tous les gens que je connaissais virtuellement. J’ai passé des moments incroyables durant mon séjour. » Et parmi ces merveilleux moments, il a bien sûr pu assister au match qui opposait sa nouvelle équipe de cœur à Hull City, l’ancien club d’Hatem Ben Arfa. Malgré la défaite (0-1), les souvenirs sont bien présents dans l’esprit du visiteur qui ne risque pas d’oublier cette journée de sitôt.

Seul hic, les deux Wes n’ont pu se rencontrer lors de ce voyage. Parti jouer pour un autre club, le joueur n’a en effet pas pu se libérer pour l’occasion. Mais comme l’histoire devait malgré tout être belle jusqu’au bout, les deux comparses ont enfin pu se serrer la main. C’était l’été dernier, lorsque Wes Morgan disputait la Gold Cup avec sa sélection, la Jamaïque, à Atlanta, la ville de son homonyme. Pour l’occasion, une photographie des deux « Big Wes » a enfin été prise, pour le plus grand plaisir des fans de Forest !

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Le football sort grandi de cette histoire, il montre une nouvelle fois son universalité, et la capacité qu’il a à créer de belles histoires. S’il n’était pas destiné à suivre une équipe de football, Wesley Hall est maintenant devenu l’un des supporters les plus connus de l’autre côté de la Manche, et ce, totalement pas hasard !